Titi Robin s'est rendu au festival gnawa d'Essaouira (Maroc), avec Kalou Stalin et Ze Luis Nascimento.
"La programmation a offert de purs moments de grâce, notamment les confrontations du Titi Robin Trio avec le maâlem Abdenbi El Gadari et du Pat Metheny Trio avec Mustapha Bakbou, ou encore la lila (nuit) conduite par Brahim El Belkani, fameux maâlem qui, en 1994, déposa son empreinte magique sur un disque de Led Zeppelin." Fara C "L'Humanité"
"Le mélange et le brassage étaient de mise, notamment chez Kébir et à Dar Souiri où Abdenbi el Gadari, à une heure tardive, s'est livré à une véritable prouesse avec Titi Robin." Essaouira - Hassan Alaoui | LE MATIN
Titi avec le Mâalem Abdenbi el Gadari et Kalou sur la scène d'Essaouira
Qu'est-ce que les Marocains pourraient savoir de plus sur vous ? "Je suis un enfant de la Méditerranée et cette culture constitue une grande civilisation pour les enfants du Maroc, de France, de Grèce, du Liban ou de Jordanie qui sont issus d'un même creuset. On a une origine commune. Tout ce que j'aimerais à l'avenir, c'est que cette cohésion, cette civilisation qui a été si puissante et qui a donné les bases de la médecine, de la culture et de la philosophie renaisse enfin." extrait d' interview par Alain Bouithy pour LIBERATION (Casablanca) 28 Juin 2006
"Le magistral Thierry Titi Robin, en tournée tout l’été, sera l’un des invités de marque du festival d’Essaouira Gnaoua musiques du monde 2006, avant de se joindre à l’innovante manifestation parisienne Musiques et Jardins. Il se distingue par sa musique d’une inventivité fulgurante et par son écoute de l’autre... Le titre de son splendide album, "Ces vagues que l’amour soulève", exprime à la perfection la poésie et l’humanisme qui illuminent sa démarche. Sa guitare à la manière manouche a l’art de faire pleurer, chanter et rire les cordes, tandis que son bouzouq mêle des parfums de Méditerranée et d’Asie centrale. À l’oud, il imprime un syncrétisme fascinant par lequel les frontières s’évanouissent, quand il emprunte les chemins d’exil de communautés tsiganes, maghrébines, est-européennes... Son disque est la demeure d’art et de coeur, en laquelle il convie ses formations actuelles (son trio incluant l’accordéoniste Francis Varis et le percussionniste Ze Luis Nascimento ; son quintet réunissant le trio, le bassiste Kalou Stalin et le chanteur Jose Montealegre) et des complices plus anciens ... Enfin, les deux filles du leader - Maria au chant et la Coque aux percussions - irradient une intense lumière intérieure. Titi partira au Maroc pour le festival d’Essaouira avec le Brésilien Ze Luis Nascimento et Kalou Stalin, afin de jouer avec le maâlem Abdenbi (maâlem : maître de musique dans les fêtes gnaoui). La basse de Kalou évoque le guembri (luth basse gnaoui), par sa sonorité organique et sa rondeur. Le trio ne saura plus où donner des oreilles, parmi les quinze maâlems programmés dont le fameux Mutapha Bakbou, que Titi a rencontré il y a vingt ans. Affiche fastueuse : Pat Metheny et Corey Harris (USA), Stefano di Battista (Italie), les Africains Bâ Cissoko et Ali Keita, l’Ensemble Qawwali (Pakistan), Gaâda Diwane de Bechar (Algérie)... Notre maâlem hexagonal, Titi Robin, retrouvera, là-bas, Danyel Waro, dont le maloya réunionnais captivera assurément le nombreux public marocain (le festival gratuit a réuni 400 000 personnes en 2005 !). Sûr que tous deux parleront de leur création très attendue pour Africolor 2006." Fara C 10 06 2006